Parmi les 149 partants du Rallye de l'Alsace-Saint-Dié-Vosges demain et dimanche figure l'Alsacien Maxime Goettelmann. Pilote chevronné, il prend un nouvel élan avec une BMW M3.
LES habitués de rallyes alsaciens et de l'Alsace-Vosges en particulier, qui débute demain (lire-ci contre), associent Maxime Goettelmann à sa rutilante GTV. Il faut désormais faire table rase de cette image. En effet, celui qui a terminé douzième du scratch et a gagné le groupe F en 1998, a récemment pris en main une BMW M 3.
Ce changement de monture représente une évolution malgré le contexte actuel. « Il s'agit d'un bonne voiture de course même si elle a dix de retard par rapport aux Kitcar. » Il reste qu'avant d'exploiter tout le potentiel de sa nouvel auto, Maxime Goettelmann doit prendre ses marques. « Je n'ai pas pu rouler, je suis donc en période de rodage avec des modification en cours, confie-t-il. Je risque d'être un peu court pour l'Alsace-Vosges.» Il pourra cependant bénéficier d'un acquis primordial pour combler ces lacunes techniques avec la nouvelle réglementation : son expérience. Il a d'ailleurs son avis sur la question. « Quatre passages de reconnaissance, c'est dur ! Je vais donc être plus à l'aise que certains avec six participations au compteur.» Le tracé, il en connaît les failles. « Chacun peut y trouver son compte, avec des routes qui sont tantôt larges, tantôt serrées. » Il a pourtant déjà sa petite idée sur le moment clé du rallye. « La spéciale de Corcieux, longue et difficile, peut devenir le juge de paix de la course. Mais, il n'y a pas de règle définie, le résultat est fonction du pilote et de la voiture. »
« Minus »
La sagesse a parlé, mais courir sur ses terres lui permet de trouver des ressources supplémentaires. « L'Alsace-Vosges est le rendez-vous incontournable de ma saison qui comporte une dizaine de courses. Cette année, l'objectif est surtout d'être à l'arrivée. Tout va dépendre du temps. La pluie ne me dérange pas trop en temps normal, mais je n'ai pas encore la voiture assez bien en main. Si j'ai l'opportunité de taquiner les meilleurs, je ne vais pas me priver. » Ce privé, justement, reste sage. « A côté de Philippe Bugalski, on se sent tout petit, minus, je vais donc rester modeste.» Par contre, la rivalité entre les pilotes régionaux devrait battre son plein. « Olivier Courtois, devrait le plus sérieux concurrent », selon Maxime Goettelmann. Une bagarre à laquelle Pascal Mackerer ne participera pas. Il a en effet décidé de faire l'impasse à contre-coeur, un peu dépité par l'annulation du Lorraine voilà deux semaines alors qu'il avait effectué des reconnaissances. Les Alsaciens présents vont avoir fort à faire face aux ténors que sont Philippe Bugalski (Citroën Xsara), bien sûr, Simon Jean-Joseph (Subaru Impreza), Benoit Rousselot, Eric Rousset et Serge Jordan (tous trois Renault Mégane kit car), Pascal Thomasse (Toyota Corolla), le Suisse Cyril Henry et Cédric Robert (tous deux Peugeot 306Maxi), Gilles Nantet (Porsche 911), Eric Fabre (Citroën Xsara) ou encore Franck Darras (Honda Integra). Vivement demain !
INTERNET Ceux qui sont informatisés et connectés pourront suivre deux spéciales en direct sur le net. Sur le site www.action-rallye.com, les images de la spéciale de Sélestat, notamment grâce à une caméra embarquée, seront visibles samedi, tout comme celle de Corcieux le dimanche. Au total, 6 heures de direct sont prévues samedi et 8 heures dimanche.
Maxime Goettelmann, lors de l'une des dernières sorties de sa GTV à la 14e Ronde Sewen le 26 septembre 1999.
YANNICK BOHN











