Jean-Pierre Coffe, qui a fait son petit tour au marché de Saint-Louis à l'occasion de la foire du livre, reste mitigé sur les nouvelles mesures. « En voulant garantir la fraîcheur, on va aboutir à l'effet inverse. Certes, les produits seront « frais », puisqu'ils sortiront des frigos. Mais, au lieu d'aller cueillir leurs salades ou leurs radis de bon matin, avant de venir au marché où ils amenaient jusqu'alors des produits fraîchement cueillis, les producteurs vont les récolter deux ou trois jours plus tôt et les garder au réfrigérateur ». Et d'ajouter qu'à force de vouloir faire de la traçabilité, on va tout dénaturer. Personne n'a jamais eu de problème avec les produits vendus directement par le petit producteur. Et de relever que, pour le reste, c'est une affaire de municipalité : toutes n'auront peut-être pas les moyens d'investir dans des marchés alimentés en électricité, comme cela s'est fait à Saint-Louis.











