Jean Fernandez tourne la page sur ses six premiers mois sochaliens en évacuant les regrets d'une accession ratée. Désormais, il se tourne vers l'avenir avec un objectif clairement défini : s'appuyer sur la formation et redonner une vraie ambition au club.
ARRIVÉ à Sochaux au coeur d'une période trouble, Jean Fernandez reconnaît volontiers qu'il a eu du mal à trouver ses marques dans sa nouvelle région. Pas par la faute de son équipe mais lui, l'homme du sud avait la nostalgie du chaud soleil. Tant et si bien que chaque week-end, il prenait le volant pour des escapades de 1600 km vers la grande bleue. « Mais maintenant, ça va mieux. D'ailleurs depuis janvier, je ne suis redescendu que deux fois dans le midi ». Preuve qu'il se sent bien aujourd'hui dans son nouvel univers. Prêt à relancer le FCSM sur de nouveaux rails. Ceux qui mènent à la D1.
Jean, qu'est-ce qui vous aura coûté la montée cette saison ?
Il y a eu plusieurs moments-clés mais le plus important, c'est ce pénalty contre Guingamp. Par rapport à la dynamique dans laquelle nous étions, il a été terrible d'autant plus que l'arbitre aurait dû en siffler un second pour nous pour une faute sur Chedli beaucoup plus flagrante que celle de Daf sur Fiorese.
Cela dit, avec un peu de recul aujourd'hui ne pensez-vous pas qu'une montée en D1 serait arrivée trop tôt ?
Une montée en D1, ça ne se refuse pas et cela aurait pu nous arriver même si cela aurait ressemblé à un miracle. Mais c'est vrai, on peut se demander si l'on était prêt pour cela. Je ne sais pas surtout si l'on tient compte d'un exemple récent à Sochaux. D'ailleurs pour l'anecdote, j'ai relevé que nous terminons avec 62 points alors que l'équipe sochalienne qui était montée, il y a deux ans, avait fini avec 66 points avec quatre matches en plus. Cela dit, nous allons désormais pouvoir bâtir sur des bases solides, renforcer l'équipe tout en profitant des jeunes du centre. Dans les deux ans, l'idée est de compter 50 % de joueurs formés chez nous dans l'effectif. Et d'un autre côté, il ne faudra pas se tromper sur les joueurs recrutés.
Et qu'en est-il de ce recrutement ?
On réflechit tout en sachant qu'il y a encore un lourd héritage à gérer. Nous avons placé plusieurs joueurs sur la liste des transferts et on cherchera la meilleure solution pour les faire partir. En envisageant pour certains des prêts. En ce qui concerne ceux qui vont venir et notamment en attaque, on veut de la vitesse et des qualités dans le jeu de tête. De toutes façons, le groupe devra être au complet pour le premier stage. Il ne devra plus y avoir d'états d'âme à partir de là. On ne peut pas repartir dans des conditions aussi difficiles que celles qu'a connues Philippe Anziani qui a dû gérer une situation impossible avec des joueurs qui pensaient plus à partir qu'à relever le challenge sochalien.
Si l'on évoque les postes-clef, celui du gardien de but en est un. Et Vincent Fernandez a une clause l'autorisant à partir.
Vincent est un joueur qui possède un gros potentiel et va devenir plus fort encore. Je lui ai demandé de se déterminer cette semaine afin que nous puissions réagir. S'il décide de partir, je m'organiserai car j'ai des solutions.
Et la jeune classe dont font partie notamment Meriem, Frau, Ljuboja ?
Meriem restera avec nous la saison prochaine encore. Tout comme Frau d'ailleurs. Par contre, on ne retiendra pas Ljuboja si un club s'acquitte du transfert (ndlr : Saint-Etienne a fait une propostion concrète).
En ce qui vous concerne, vous abordez votre dernière année de contrat. Dans quel état d'esprit êtes-vous ?
Il me reste un an en effet mais j'estime qu'il y a tout pour réussir ici. Je suis sûr d'une chose Sochaux va monter en D1 et je souhaite que ce soit avec moi.
Vous vous sentez bien dans ce club ?
Parfaitement bien car j'ai le soutien des cadres et nous travaillons tous dans le même sens. Ainsi techniquement, des 15 ans au pros, nous avons mis en place une même organisation (4-4-2). Cela porte déjà ses fruits puisqu'un garçon comme Monsoreau a de suite trouvé ses marques lorsqu'il est entré en équipe pro.
Aurez-vous le temps de penser un peu aux vacances personnellement ?
Un coach n'est jamais en vacances. Un coach est toujours inquiet et pour ma part je me languis déjà de voir les premiers matches.
Dans un championnat de D2 encore plus costaud.
Ce sera effectivement un autre championnat, plus difficile encore. Mais de notre côté, nous maîtrisons cette fois plus de paramètres.
Jean Fernandez a terminé la saison dans les tribunes pour cause de suspension. Il envisage de faire appel.
CL BARTH











