On n'arrive pas du Sud, en posant ses valises dans un club en plein doute, durant les premiers brouillards de l'automne, sans une grosse appréhension. Certes, l'expérience d'un passage à l'OM, d'une aventure en Arabie, conjuguée à un long vécu sur le banc, ici et là, demeure fort utile. Mais rien ne remplace le temps. Pour découvrir, sentir, apprendre, comprendre. Six mois après son arrivée au FC Sochaux, Jean Fernandez a ramené le FCSM à la surface, en touchant du doigt cet exploit qui aurait pu lui valoir une statue dans le nouveau Bonal. Il maugrée certes toujours sur ce satané penalty face à Guingamp. Il assume ses choix, nourris ses regrets, sans omettre, cependant, de s'interroger sur le bien-fondé d'un retour prématuré en division 1. Cette fois, c'est sûr, Jean Fernandez mesure mieux ce qu'est le FC Sochaux, ses atouts, ses carences, qui sont ses joueurs, et quels doivent être les objectifs de ce club. A court et à long terme. Reconstruire et poser des fondations assez solides pour voir haut, beaucoup plus haut. Le challenge l'intéresse, lui plaît, le passionne. Il parle d'un énorme potentiel sochalien, de l'impérative nécessité de s'appuyer sur la formation, d'en tirer la quintessence. L'avenir du FC Sochaux passe par là, dit-il, et par un recrutement forcément plus judicieux, plus cohérent que ces dernières années. Aujourd'hui, à Paris, Jean Fernandez, aux cotés du président Plessis et de Bernard Genghini, mettra la main à la patte d'un premier renfort dans le but de tout boucler pour le stage de préparation à Nierderbronn. A partir de là, il le sait, quelque soit la vitesse avec laquelle il s'est fait adopter, quelque soit la reconnaissance que ses premiers mois sur le banc imposent, rien ne lui sera pardonné. Et surtout pas un échec dans la course à l'accession, devenue désormais impérative.











