Les propos de Gaston Prétot sur la disqualification du marcheur sochalien François Nallard, qu'il estimait irrégulière (lire Le Pays d'hier), n'ont pas laissé indifférent le Haut-Saônois Jacques Xémard, président de la commission régional de marche et juge international.« Je me vois dans l'obligation d'apporter les précisions suivantes. Certes, sur toute épreuve de marche, il devrait y avoir trois juges de marche. Dans ce cas, pour disqualifier quelqu'un, il faut l'unanimité des trois juges. S'il n'y a que deux juges (...), il faut l'unanimité des deux juges. S'il n'y a qu'un juge, il est souverain, et peut, s'il le juge nécessaire, disqualifier sur son seul avis. Lors d'un meeting d'athlétisme, s'il n'y a pas de juge de marche, le juge-arbitre général peut disqualifier un marcheur. Bien sûr, la logique veut trois juges de marche. En Franche-Comté, il y a cinq juges de marche désignés par mes soins pour toutes les compétitions de niveau régional, trois pour les autres. « Ce qui m'étonne, poursuit le responsable de la formation des juges pour l'interrégion Nord-Est. C'est que le FC Sochaux possédait sur le terrain à Tours un juge de marche, pourquoi n'a-t-il pas officié ? Contrairement à ce qui est dit, il n'est pas obligatoire depuis 1995, d'avoir une mise en garde, même si c'est conseillé en France, pour avoir un avertissement (demande de disqualification). « L'athlète de Tours cité est Hervé Davaux (et qui a remporté l'épreuve visée par Gaston Prétot, ndlr), il est loin d'être méconnu puisque c'est le second espoir français et qu'il a une dizaine de capes internationales à son actif. Enfin, pour ce qui est de François Nallard, n'étant pas présent à Tours, je ne peux pas juger de son style.»











