L'Association des oeuvres scolaires de la Doller organise, pour la seconde année consécutive, une rencontre ludique et sportive, à Burnhaupt-le-Haut. 350 enfants concourent dans une dizaine d'activités.
CE SONT les Jeux Olympiques des tout petits. Organisés au stade de Burnhaupt-le-Haut, par l'Association des oeuvres scolaires de la vallée de la Doller, sur une idée de Christophe Althusser, instituteur à Sentheim, ils réunissent, depuis hier matin et jusqu'à jeudi 25 mai, 14 classes maternelles de Burnhaupt-le-Haut, Sentheim, Gewenheim et Masevaux. Une dizaine d'épreuves attendent 350 enfants qui doivent faire montre d'agilité, de rapidité et d'adresse. En équipe de quatre participants, sous la responsabilité d'un grand de la classe CM² de Guewenheim, les enfants suivent, à leur rythme, un parcours composé d'une dizaine d'ateliers, encadrés par les professeurs et les parents d'élèves.
Chaque équipe est composée d'enfants de quatre communes différentes, ce qui favorise la découverte et la rencontre de l'autre. Lancer loin, fort (appelé également le massacre) et haut, courir vite, longtemps et avec obstacles, effectuer des relais de déménageurs, des sauts en hauteur et en longueur et le franchissement d'une rivière (matérialisée par des bancs mouillés), sont autant d'épreuves, plus ludiques que sportives, qui apprennent aux enfants à se « mesurer entre eux », précise Sabine Bannwarth, conseillère pédagogique en éducation physique, chargée de coordonner ces rencontres. « On aborde l'athlétisme, la gymnastique ou encore les jeux collectifs. Ces rencontres donnent du sens à l'activité enseignée toute l'année. C'est l'aboutissement d'un cycle de sport en classe », dit-elle. L'idée d'offrir la responsabilité des équipes à des grands de CM² se révèle pédagogiquement judicieux. Les professeurs constatent que « les plus durs, les plus terribles sont les plus tendres avec les petits.» « Ils s'en occupent très bien », se réjouit Marie-Louise Kieffer, directrice de l'école maternelle de Burnhaupt-le-Haut. Les réussites des participants sont scrupuleusement notées sur un carton où figure le symbole de chaque atelier et le prénom de chaque enfant. Claudia 10 ans, qui prend sa mission d'encadrement avec beaucoup de sérieux, explique qu'« on met un rond quand c'est réussi une fois. Deux ronds quand c'est réussi deux fois. Trois ronds quand c'est réussi trois fois. Une croix quand c'est raté.» Des points sont attribués sur la feuille de suivi, qui permet de mesurer le degré de réussite de l'équipe et de l'enfant. Ces rencontres pédagogiques ne feront l'objet d'aucun classement. Tout au plus, connaîtra-t-on les écoles maternelles les mieux placées. Mais cela n'a aucune importance. Chaque enfant recevra un diplôme attestant de sa participation aux rencontres. La récompense est ailleurs.
Courir avec obstacles : l'un des dix ateliers proposés dans le cadre des rencontres scolaires, à Burnhaupt- le-Haut.
JD KIENTZ











