12 février 1901. Un lecteur de Bourogne, fait part au journal de tendance radicale La Frontière, de son sentiment, très tranché, sur l'enseignement confessionnel. «... Si le parti républicain ne se décide pas à ouvrir les yeux à l'évidence et s'il ne s'apprête pas à lutter avec vigueur contre les menées sourdes du cléricalisme, c'en est fait de notre beau pays de France, de la République. Les jésuites font germer dans les jeunes esprits la haine de la liberté et de la tolérance ; ils prétrissent les jeunes cerveaux et en extirpent tout ferment de libre discussion ou de libre examen. Ils dépriment les consicences et les coeurs ; ils élèvent les générations dans l'amour de la calomnie, du mensonge et de l'hypocrisie ; ils préparent des parjures car on sait d'où sortent les apologistes du faux et on connaît les attaches des fauteurs de coups d'Etat et de guerres religieuses. L'enseignement clérical, toléré par la République, c'est un poison qu'elle inocule dans les veines de ces généreux enfants et, si la majorité de la jeunesse française était livrée à ces éducateurs, nous serions bientôt un peuple de fanatiques, de superstitieux, d'automates et d'inconscients ; nous tomberions plus bas que l'Espagne et les républiques sud-américaines... » A noter, un commentaire au vitriol sous un portrait du général Japy, sénateur du territoire de Belfort, dans Le Siècle du 7 février dernier. Ce journal passe en revue les principales personnalités du nationalisme en France. « Le général Japy, dont les principales victoirs sont celles qu'il remporta au billard sur le président Grécy. Au Sénat, tient peu de place à cause de sa timidité qui lui fait dire des bêtises chaque fois qu'il ouvre la bouche ».











