Les animateurs du chalet de la prévention ont quitté le quartier Rossalmend, non sans émotion, après trois semaines de présence auprès des jeunes.
LE CHALET de la prévention à quitté les lieux au profit de la cité Amélie 1. Et la séparation ne s'est pas faite sans effusion de joie et de tristesse, entre jeunes du quartier âgés de 13 à 19 ans et leurs animateurs. Des éclats de rire retentissent dans le chalet, témoignage de la sincère complicité qui s'est établie en l'espace de quelques semaines. Tantôt campant le rôle du confident, de grand-frère ou de conseiller, les animateurs ont partagé pleinement la vie et les problèmes des adolescents, de sorte que les jeunes de la cité ont enfin « eu l'impression que l'on s'intéressait à eux », comme le souligne Sébastien, délégué de quartier. A bien des égards, la venue du chalet a été profitable aux jeunes qui, trop souvent, ont la sensation d'être « considérés comme nuisibles par les adultes du fait des rassemblements dans la rue », comme l'explique Laurent.
Ils ont mis leurs rivalités de côté
Tout d'abord, cette présence a été pour les jeunes l'occasion de se retrouver dans un endroit leur étant réservé, un endroit bien à eux qu'ils n'ont pas eu de mal à s'approprier puisque, comme le dit François Gillet, l'un des reponsable du chalet « c'est eux qui ouvraient les volets et sortaient les pots de fleurs ». De plus, les jeunes ont ici appris à se connaître mettant de côté les rivalités et se concentrant tous autour de projets précis. Les jeunes ont voulu agir concrètement afin de « renouer le dialogue entre les différents quartiers » comme le souligne le responsable. Ils ont donc trouvé le moyen de faire sauter les verrous en se rendant au quartier de la Thur afin de s'entretenir avec d'autres jeunes ayant déjà profité du passage du chalet. L'un deux, le benjamin, David, a rédigé une lettre à l'adresse du maire en demandant qu'on leur ouvre une salle quelques jours par semaine afin de retrouver l'ambiance créée par le chalet. Les jeunes, ravis de la présence du chalet, ont même demandé à prolonger d'une semaine sa présence, ce qui, à cause des impératifs de temps, a été rendu impossible. Mais François Gillet a cependant promis qu'il reviendra les voir, afin de suivre leur évolution et peut-être viendront-ils jusqu'à Amélie I afin de faire partager leur expérience du chalet comme cela a été le cas des jeunes de Graffenwald ou du quartier de la Thur...
Les ados auraient bien voulu prolonger la présence du chalet et de ses animateurs...
Camille Giertler











