Le Noël d'antan d'Artolsheim s'est déroulé sous un grand soleil glacial.
P ourquoi changer une formule qui marche ? Artolsheim, qui en est à sa troisième édition du Noël d'antan, n'a pas changé grand-chose aux fêtes précédentes. Le procédé est resté identique : un circuit dans quelques rues du village, avec une vingtaine d'étapes, dans les cours de ferme, chez les particuliers ou dans d'autres lieux publics. À chaque fois, un décor, une ambiance, une anecdote ou un souvenir des « noël d'avant ». On trouve un maréchal-ferrant, un peintre, une pompe à bras pour les pompiers, une carriole de père Noël, un alambic qui distille une odeur de quetsches, un décor réalisé avec des potirons… Au gré de la balade, on entend des chants de Noël, on découvre les décorations, on pioche même des idées. « Tiens, c'est pas mal, ces pommes de pin peintes en blanc », dit cette maman en se penchant sur les sapins qui ornent les rues. Dans une stub, une « veillée » est organisée, avec costumes et dialecte. On s'occupe du tabac, on discute, on accueille les visiteurs. Un peu plus loin, un son insolite : une paire de galoches qui traverse la cour, où quelques oies attendent de se faire gaver en public. Les bûcherons, eux, se réchauffent avec leurs branches et offrent aussi une scène typique de la vie villageoise d'autrefois. Encore un petit tour par l'épicerie ancienne, histoire de rappeler l'importance de ces petites boutiques dans les villages, qui longtemps sont restés isolés des villes plus importantes.
Une épicerie «de l'ancien temps». Une petite reconstitution qui rappelle des souvenirs aux anciens et qui suscitent des questions auprès des enfants.
Dominique Gutekunst











