L'immeuble qui abrite la crémerie Socié a été partiellement détruit par le feu hier soir.
IL ÉTAIT à peine 18 h, le goûter de Noël des enfants des pompiers de Saint-Hippolyte prenait fin quand la sirène a retenti, appelant les soldats du feu sur le terrain. À quelques dizaines de mètres de là en fait. Le feu venait de se déclarer dans un immeuble qui donne d'un côté sur la place de la mairie, rue Jacques Courtois, de l'autre côté sur le Dessoubre, rue de la Tannerie. Dans les combles de la crémerie Socié précisément. L'intervention des pompiers a été instantanée ou presque. Heureusement. Le feu, qui s'est, semble-t-il, déclaré dans les combles de cet immeuble ancien s'est rapidement propagé à la toiture, et on craignait pour les bâtiments attenants. « Quand on est arrivés, les combles et la partie haute du plus haut étage brûlaient, raconte Michel Loichot, maire de la localité. Ce qui porte à penser que l'incendie a démarré dans le grenier. » L'origine exacte du sinistre est en revanche encore indéterminée. Il a fallu l'intervention d'une trentaine de pompiers, d'abord venus du centre de secours principal de Saint-Hippolyte, puis rapidement renforcés par un fourgon-pompe-tonne de Pont-De-Roide et par la grande échelle de la caserne centrale de Montbéliard. Un médecin-pompier s'est également rendu sur place par précaution, mais l'incendie n'a heureusement pas fait de victime. Vers 19 h 30, les pompiers s'étaient rendus maîtres du feu. « Il reste encore quelques heures de travail, précisait le commandant du CSP de Saint-Hippolyte, mais les bâtiments contigus sont hors de danger. Les hommes sont maintenant parvenus à pénétrer à l'intérieur du grenier pour attaquer les dernières braises. » Le froid très vif qui régnait hier soir sur le pays de Montbéliard a pourtant gêné l'intervention des secours. Il s'en est fallu de quelques degrés que l'eau ne gèle dans les tuyaux. « Le pire, c'est qu'elle gelait en arrivant au sol et qu'on ne pouvait pas bouger sans glisser », remarquait le commandant des pompiers. Tout risque de propagation du feu étant écarté, Michel Loichot pouvait s'occuper du relogement des sinistrés. Outre la crémerie installée au rez-de-chaussée, l'immeuble compte quatre logements, dont trois étaient occupés, le quatrième étant une résidence secondaire. « Heureusement, ce ne sont pas de grandes familles, précisait le maire. Et nous vivons dans une agglomération à taille humaine. Deux des trois foyers sont déjà relogés par leurs familles. Nous allons reloger la personne qui reste à l'hôtel. » Les gendarmes des brigades de Saint-Hippolyte et Blamont, d'astreinte hier soir, se sont chargés des premiers constats. Reste pour eux à déterminer la cause exacte du départ de feu.
Le froid très vif qui régnait hier soir a contrarié le travail des pompiers. Ceux-ci sont toutefois parvenus à limiter les dégâts en évitant la propagation du feu.
Pascal Lainé











