S'il y a une journée où le sifflement du TGV risque d'être brouillé par les bruits de pas battant le pavé, c'est bien celle d'aujourd'hui. Alors que les présidents des régions comptent sérieusement monter au créneau, les opposants au projet jurent de déployer les banderolles aujourd'hui devant la préfecture de région à Besançon où se réunira le comité de pilotage. Côté présidents de régions, les hésitations de Bercy, l'ambiguïté entretenue par Bruxelles en matière de financement et la faible résonance de la participation suisse agacent des élus qui, non seulement sont acquis au projet, mais veulent lui donner un coup d'accélérateur. Côté opposants, les membres du « Comité pour une seule gare à Besançon : Non à Auxon ! » estiment que les réponses obtenues du président de la SNCF par Jean-Louis Fousseret, le député-maire de Besançon, ne contiennent rien de significatif. Et de ce côté-là, on n'hésite plus à déplacer le terrain de l'argumentaire vers des zones d'ombre aux contours très erratiques. « Entêtement du maire » et « sa volonté délibérée d'ignorer le message principal des bisontins »... plus que la gare périphérique d'Auxon, c'est désormais le premier magistrat de la capitale régionale qui se trouve dans le collimateur du comité des opposants. Une dérive politicienne qui s'accompagne de la montée en puissance des déçus des dernières municipales.











