C'est Eric Houlley qui, pour la majorité, a commenté les orientations budgétaires. Pour l'opposition, Gilbert Brouillard a donné la réplique.
C'est un discours particulièrement militant, sans aucune condescendance pour la précédente équipe, qu'a tenu, mercredi soir, Eric Houlley, en présentant le point de vue de la majorité sur les orientations budgétaires. S'adressant aux membres de l'opposition : « Après avoir soldé douloureusement, en 1996, les comptes du passé et de vos errements, il me semble que la prudence fiscale et la maîtrise de l'endettement sont à mettre à l'actif de notre majorité municipale, depuis trois ans » a commencé le président départemental du Mouvement du Citoyen, conseiller régional. « Cette gestion saine interdit d'ailleurs tout assouplissement et rend possible des investissements plus raisonnés pour la modernisation et le rayonnement de notre cité ; je pense par exemple au nouvel espace cinématographique tant attendu, ou à une salle commune dans le quartier de la Pologne pour mieux identifier et valoriser ce quartier que le projet-ville occulte un peu trop». Eric Houlley a salué l'avènement de la communauté de communes qui vient concrétiser « un engagement préélectoral majeur de la liste de la gauche Lure Ensemble, auquel Mme Saintigny et M. Roy prédisaient l'enlisement et que M. Brouillard présentait comme l'acte de décès de la démocratie municipale ». Une nouvelle pierre jetée dans le jardin de l'opposition qui avait, en effet, été très frileuse à l'annonce de la création de la communauté de communes. « Souhaitons que l'annonce prochaine d'une mise à deux fois deux voies, par l'Etat, de la RN 19, vienne conforter notre avenir économique, les élus de gauche de ce département y travaillent d'arrache-pied » a encore ajouté Eric Houlley. Seule ombre au tableau, le conseiller municipal de Lure a regretté, un peu, que le débat budgétaire intervienne, deux jours seulement avant l'examen du budget primitif. Une situation qui est la résultante de la mise en place de la communauté de communes, mais qui devrait, selon Michel Federspiel, être corrigée pour la prochaine fois. Pour conclure, Eric Houlley a salué, une fois encore, les choix budgétaires, tout en affirmant qu'il est toujours possible d'améliorer la forme. Sur les bancs de l'opposition, Guy Oulevey, qui s'est senti quelque peu égratigné, a souhaité rendre à l'orateur de la majorité quelques coups, d'une phrase : « Le cocorico employé par M. Houlley ne peut que satisfaire sa basse-cour, la démesure du ton et du style employé ne sont pas vraiment digne de son mandat d'élu régional ». Et d'ajouter, à l'attention de la majorité toute entière : « Aller dans la rue, vous verrez que tout le monde ne partage pas votre avis». Gilbert Brouillard, toujours pour l'opposition, a pris la parole pour rappeler qu'il avait toujours eu des inquiétudes quant à l'augmentation de l'imposition « et cela même lorsqu'il était adjoint sous le règne du Roy précédent ». Un jeu de mot avec le nom de Gilles Roy qui a eu pour effet de déclencher l'hilarité collective, à commencer par celle de l'ancien maire de Lure.











